PARTAGER

Journée mondiale de l’eau 2017 : Thème Eaux usées

La Journée mondiale de l’eau qui se tient tous les ans le 22 mars, permet d’attirer l’attention sur l'importance de préserver la ressource en eau. Cette année, cette journée se penche sur les eaux usées. Découvrez toutes les actions de l’Agence sur ce sujet.

Le changement climatique, la croissance démographique et le développement économique nécessitent de trouver des solutions pour garantir un monde durable. Les eaux usées sont ainsi considérées comme une ressource précieuse dans le cadre de l’économie circulaire. Leur gestion constitue un investissement efficace en faveur de la préservation de la santé des humains et des milieux naturels.

Le petit cycle de l'eau

Eaux usées qu’est-ce que c’est ? 

Le petit cycle de l’eau 

Pour produire de l’eau potable, des prélèvements sont effectués dans les cours d’eau ou dans les nappes. Après divers usages (domestique, industriel, artisanal, agricole ou autre) cette eau est altérée et doit être traitée. Elle est ainsi acheminée vers des systèmes d’épuration (assainissement collectif ou non, pluvial), en vue de leur traitement avant de retrouver les cours d’eau ou le sol. 

Comprendre le petit cycle de l'eau en vidéo :

vignette_67_33
Services d'eau et d'assainissement
texte_p_67_33

 

Une plaquette pour maîtriser le petit cycle de l'eau

D’où provient l’eau que l’on boit ? Comment est-elle rendue potable ? Comment sont traitées les eaux usées ? 

Découvrez la plaquette "À propos des services d’eau et d’assainissement".

Les actions de l’Agence française pour la biodiversité pour améliorer la qualité de l’eau

1. Réduire les polluants à la source 

Le traitement des eaux usées est une étape indispensable dans le petit cycle de l’eau. L’eau utilisée pour des usages domestiques et industriels, l’eau de pluie, doivent être traitées dans des stations d’épuration avant de retourner dans le milieu naturel. Dans cette démarche, la mise en place de projets de prévention et de loi zéro-pesticides participe à l’amélioration des rejets d’eaux usées.

  • Lutte contre les micropolluants dans l’eau 

A l’origine, les stations de traitement des eaux usées ont été conçues pour éliminer l’azote, le carbone et le phosphore. Elles parviennent aujourd’hui à éliminer environ 85 % des substances prioritaires et jusqu’à 95 % de certaines substances émergentes, telles que les composés pharmaceutiques et cosmétiques.

Néanmoins, environ 15 % des micropolluants restent réfractaires au traitement classique et se retrouvent dans les rejets en sortie de station. C’est le cas notamment de certains pesticides et de résidus médicamenteux. 

Plan national micropolluants 2016-2021

L’Agence française pour la biodiversité, en tant qu’Ex-Onema, a participé à l’élaboration du plan national de lutte contre les micropolluants aux côtés des ministères en charge de l'écologie et de la santé, des agences de l’eau et des organismes de recherche. Il vise à atteindre trois objectifs principaux pour la période 2016-2021 : 

  • réduire dès maintenant les émissions de micropolluants présents dans les eaux et les milieux aquatiques, dont le risque est connu ;
  • consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des eaux et préserver la biodiversité ;
  • préparer les actions de demain en travaillant notamment sur les risques de non atteinte du bon état des milieux et sur la faisabilité technique, économique et sociologique des changements de pratiques.

Un appel à projets pour lutter contre les micropolluants urbains

13 projets visant à lutter contre les micropolluants urbains ont été retenus lors de l’appel à projets "Innovation et changements de pratiques : micropolluants des eaux urbaines" lancé par l’ex-Onema et les Agences de l’eau en 2013. Ces projets mobilisent sur 5 ans (2014 – 2018) des collectivités locales et leurs partenaires locaux privés et/ou publics sur des initiatives innovantes dans le cadre du plan national de l’Agence.

Pour en savoir plus sur les contaminants et pollutions aquatiques : L’Onema et les agences de l’eau soutiennent des recherches en appui aux politiques publiques pour la surveillance des polluants en milieux aquatiques.

En 2017 : zéro pesticide !

Depuis le 1er janvier 2017, l’utilisation de produits phytosanitaires est interdite sur tous les espaces verts des espaces publics. Cette avancée majeure pour protéger la santé des populations et la biodiversité, s’inscrit plus largement dans le cadre du programme « Écophyto 2 » qui vise à réduite de 50% l’utilisation des pesticides chimiques en France. 

Une grande partie des actions de ce programme destiné à limiter les impacts de ces produits sur l’environnement, en particulier sur la ressource en eau, est financée par l’Agence française pour la biodiversité. 

> En savoir plus : Vers le zéro pesticide en 2017

> Les pesticides dans l'eau en vidéoMéli Mélo - "Vive l'herbe libre !"

Infographie Zone non Traitée
  • Zoom sur les inspecteurs de l’environnement : la prévention pour éviter les atteintes aux milieux naturels

Près de 700 agents de l’Agence française pour la biodiversité, répartis sur l’ensemble du territoire, sont au quotidien sur le terrain pour apporter leur expertise technique et exercer des contrôles. Leurs objectifs : sensibiliser les usagers et faire respecter la réglementation environnementale.  

Les contrôles de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques 

Les inspecteurs de l’environnement de l’Agence ont vocation à contrôler l’application des conditions d’emploi des produits phytopharmaceutiques dont le non-respect est susceptible de générer une contamination des eaux. Ils sont ainsi essentiellement concernés par l’utilisation des produits phytopharmaceutiques à proximité des points d’eau, en l’occurrence par le respect des zones non traitées. 

La zone non traitée (ZNT) est une distance à respecter vis-à-vis des points d’eau lors de la pulvérisation ou du poudrage d’un produit phytopharmaceutique. Elle a vocation à limiter les transferts atmosphériques qui ont lieu pendant l’application des produits, nommés dérive.

2. Apporter des solutions techniques efficaces 

  • Les zones de rejets végétalisées 

Implantées en sortie des stations de traitement des eaux usées, les zones de rejet végétalisées (ZRV) sont souvent présentées comme un moyen complémentaire de protection des milieux naturels vis-à-vis des polluants, en complément de l'abattement réalisé par les stations de traitement des eaux usées et des efforts indispensables menés, en amont, pour réduire à la source les émissions.

  • Des filières innovantes pour traiter les eaux usées en outre-mer

Les départements et collectivités d’outremer souffrent d’un retard important en matière d’infrastructures d’assainissement, voire d’eau potable. C’est pourquoi la loi sur l’eau prévoit un mécanisme de solidarité interbassins dont l’Agence française pour la biodiversité est la garante. Les aides financières apportées  participent au financement de création ou de mise aux normes de stations d’épuration et réseaux associés, mais aussi des études de connaissance des milieux aquatiques et de la ressource en eau, notamment le développement d’outils de bioindication.

Le projet ATTENTIVE, financé par l’Agence française pour la biodiversité, s’y concentre en développant des stations écologiques innovantes et adaptées au climat et au contexte économique et social. Autre objectif, ce projet met en œuvre les conditions de généralisation de ces filières de manière autonome. 

> En savoir plus : projet Attentive
> Aller plus loin : Site du groupe de travail Epnac

3. Des données accessibles à tous pour suivre l’évolution de la qualité de l’eau 

L'Agence française pour la biodiversité s'inscrit pleinement dans les politiques nationales et européennes pour l'ouverture des données. Elle met à disposition du grand public les données collectées sous forme brute ou de synthèses. Ces données sont accessibles sur le portail Eaufrance.fr

  • L’observatoire national des services publics d’eau et d’assainissement c’est : 
  1. un outil destiné aux collectivités locales pour piloter leurs services, suivre leurs évolutions d’une année sur l’autre, comparer leurs performances avec tous services et particulièrement des services similaires ou voisins ;
  2. une réponse aux exigences des usagers et des citoyens soucieux d’avoir une information transparente sur le prix et la qualité du service ;
  3. une base de données nationale de référence des prix et des performances des services publics d’eau et d’assainissement ;
  4. à terme, un panorama complet de la situation française, grâce à un suivi interannuel des indicateurs permettant de fournir des éléments de comparaison entre services.
  • Naïades, site de diffusion des données sur la qualité des eaux de surfaces 

Naïades est l'interface nationale de référence pour la diffusion en libre accès des données sur la qualité des rivières et des lacs. Collectées par les différents acteurs de l’eau, les données sur la qualité chimique, physique ou encore biologique sont aujourd’hui accessibles en un point unique dans des formats homogènes. Autre nouveauté : les données d’hydromorphologie et de température sont pour la première fois accessibles en France via cette plateforme.

 

> En savoir pluswww.naiades.eaufrance.fr