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Etape 10 : Périgueux > Bergerac

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Panorama d’un site périgourdain

L’étape du 11 juillet traverse le site Natura 2000 des Vallées de Beunes (FR7200666). Ce site s’intègre dans l’unité naturelle du Périgord sarladais qui se caractérise par un relief contrasté, de vallées et de combes escarpées.

Il constitue une véritable mosaïque écologique emblématique de ce Périgord de renommée internationale.

Quels paysages et habitats naturels à découvrir ?

Le site des vallées des Beunes présente des habitats naturels variés, dans une succession de coteaux calcaires secs à la végétation méditerranéenne et de vallons parsemés de zones humides, parfois tourbeuses.

Les pelouses et landes sèches y constituent des milieux d’intérêt écologique majeur. Elles se développent sur les coteaux calcaires ensoleillés et revêtent un intérêt paysager tout particulier. Le site héberge par ailleurs des bas-marais alcalins, appelés localement « fenasses », qui sont des prairies humides qui forment des milieux remarquables et uniques du point de vue faunistique et floristique.

Sur ce site Natura 2000 emblématique, on compte aussi bon nombre de mégaphorbiaies (prairies luxuriantes entre zones humides et forêts), d’aulnaies, de chênaies vertes, ou encore de mares à characées.

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Quelles espèces y rencontrer ?

D’un point de vue faunistique, le site constitue un refuge pour des espèces devenues rares. Des mammifères comme la loutre peuvent encore y être observés, ainsi que plusieurs espèces de chauves-souris d’intérêt européen. Des invertébrés remarquables y ont également élu domicile depuis longtemps : l’agrion de Mercure, la cordulie à corps fin, le damier de la Succise, l’écrevisse à pattes blanches. Sans parler des poissons : chabots et lamproies, ou des oiseaux : martins pêcheurs et râles d’eau.

Des espèces végétales rares sont aussi observables, représentées par une multitude d’orchidées agrémentant le paysage de leurs couleurs.

Cette richesse naturelle et paysagère constitue un atout dans le développement de ce territoire rural et touristique dont le patrimoine culturel est tout aussi exceptionnel.

Etat de conservation et mesures de préservation

Une dégradation continuelle de ces milieux naturels a été observée, dont la cause principale est la déprise agricole. La restauration et le maintien du bon état de conservation de ces milieux, en particulier des pelouses et prairies d’intérêt communautaire, requièrent la poursuite d’un mode d’exploitation agro-pastoral traditionnel.

Autre enjeu : l’eau, qui est la clé de voûte du maintien de nombreux habitats du site. La gestion du réseau hydraulique est donc déterminante. Le contrôle des niveaux d’eau est indispensable :

  • les niveaux ne doivent être ni trop élevés pour permettre l’entretien des fenasses et éviter leur évolution vers des espaces de type marécage ou boisement
  • les niveaux ne doivent pas être trop bas pour ne pas provoquer un appauvrissement voire la disparition permanente des fenasses.

Les chiffres clés

12 communes et 5 510 ha 
7 habitats d’intérêt communautaire
15 espèces d’intérêt communautaire, dont 5 espèces d’oiseaux

Source : Document d’Objectifs du site