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Etape 15 : Laissac > Le Puy-en-Velay

Le site Natura 2000 Haut Val d’Allier (FR8312002) comprend les gorges de l’Allier depuis la limite départementale au sud jusqu’à la Limagne brivadoise au nord. Le vaste périmètre de ce site Natura 2000 comprend une très grande diversité de milieux favorables à la reproduction et aux haltes migratoires de près de 29 espèces d’oiseaux d’intérêt communautaire.

Le site Natura 2000 Haut Val d’Allier s’étend sur 58 906 ha autour des gorges de l’Allier entre Rauret au sud et Vieille-Brioude au nord. Il est réparti sur trois entités géologiques distinctes : plateau volcanique du Devès, massif granitique de la Margeride et contreforts métamorphiques du Livradois.

Cette diversité géologique s’accompagne d’une très grande variabilité de reliefs et d’altitudes (450 -1286 m) liée aux nombreuses vallées plus ou moins encaissées, affluentes de l'Allier.

Les gorges profondes aux versants abrupts sont propices à l'abondance de milieux rocheux : corniches, falaises et éboulis, ainsi qu’aux pelouses, landes et boisements. Sur les plateaux, les zones cultivées alternent avec des vallées plus ou moins encaissées. Cette diversité de milieux a permis l'installation d'une avifaune très diversifiée, les rapaces notamment atteignant des densités très élevées. Le site est, par sa taille, l’un des plus vastes sites Natura 2000 terrestres de France pour la protection des oiseaux (appelée zone de protection spéciale - ZPS) et fait partie de celles fréquentées par le plus d’espèces de rapaces d’intérêt communautaire (annexe I de la Directive Oiseaux : 10 des 17 espèces nicheuses).

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    Ces rapaces nichent dans les différents milieux présents sur cette vaste zone :

    • sur les falaises : faucon pèlerin, grand-duc d’Europe
    • dans les forêts : aigle botté, circaète Jean-le-Blanc, bondrée apivore, chouette de Tengmalm
    • dans les haies et petits boisements : milan royal, milan noir
    • sur les zones agricoles : busard Saint Martin, busard cendré.

    Certaines espèces sont très présentes, avec des densités de couples reproducteurs comptant parmi les plus importantes de France, à l’image du circaète Jean-le-Blanc.

     

    Afin de préserver cette diversité d'espèces, les enjeux portent majoritairement sur la conservation de la mosaïque de milieux ouverts par une exploitation agro-pastorale afin d’éviter soit l’intensification, soit l’abandon, des pratiques et une gestion forestière favorisant la diversité des boisements (feuillus et conifères).