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Etape 16 : Le Puy-en-Velay > Romans-sur-Isère

A l’arrivée de l’étape du 18 juillet à Romans-sur-Isère, la course traverse le site Natura 2000 Sables de l’Herbasse et des Balmes de l’Isère (FR8201675). Ce site couvre environ 1 000 ha, mais de manière très morcelée.

Le site est composé de milieux sableux qui bénéficient d’une exposition ensoleillée. Ils représentent un patrimoine naturel remarquable. Ils se composent de pelouses sèches, de corniches, de balmes (cavités), de collines couronnées de bois feuillus. Ces habitats naturels sont morcelés mais forment un réseau à l’échelle de la petite région naturelle. 

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Situé à un carrefour géo-climatique entre les Alpes et le Massif central, et à la rencontre de trois influences climatiques : continentale, méditerranéenne et montagnarde, ce site singulier abrite une riche biodiversité. Elle est en grande partie composée de chiroptères (rhinolophes, murins, barbastelle d’Europe, etc.) parmi lesquels on peut compter 8 espèces d’intérêt communautaires sur un total de 24 espèces dénombrées.

Mais elle compte également de nombreux invertébrés (lucane cerf-volant, marbré de Lusitanie), amphibiens (tritons dont le triton crêté, grenouilles et crapauds, etc.) et reptiles (lézards, couleuvres et vipères).

Les espèces végétales ne sont pas non plus en reste (orchis punaise, orcanette des sables, etc.).

L'abandon de l'agriculture, la forte régression des lapins de garenne et la disparition des troupeaux de chèvres et de moutons participent depuis 70 ans à l'embroussaillement des pelouses, qui évoluent vers la forêt. Les pelouses disparaissent, ne supportant ni la concurrence ni l'ombrage des espèces ligneuses. Des espèces invasives introduites dans les jardins, comme l’ailante et l'acacia, s'installent aussi sur ces pentes en pelouses où elles concurrencent la flore locale. Les pins maritimes les colonisent également, depuis les plateaux boisés.

La pression péri-urbaine et la fréquentation dues aux loisirs s’intensifient. Or, ces espaces naturels n'occupent plus que des surfaces de plus en plus restreintes, ils sont donc menacés de disparition.

La gestion du site doit alors être fine et réactive. Des actions de lutte contre les plantes exotiques ainsi que des actions de débroussaillage et d’entretien sont régulièrement entreprises, parfois avec l’aide de propriétaires avec lesquels sont conclus des contrats Natura 2000.