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Etape 18 : Briançon > Col d’Izoard

Steppes et désert des Hautes-Alpes

Le tracé de la course de cette étape du 20 juillet 2017 emprunte, du départ de Briançon à l’arrivée au sommet du col d’Izoard, les routes du site Natura 2000 Steppique durancien et queyrassin (FR9301502). Il longe également, durant toute l’épreuve, le site Natura 2000 Rochebrune – Izoard – Vallée de la Cerveyrette (FR9301503) qui s’imbrique parfaitement dans le site précédent.

Ces sites sont tous les deux situés en partie sur le territoire du Parc naturel régional du Queyras.

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Site de Rochebrune – Izoard – Vallée de la Cerveyrette

Ce site Natura 2000 entre Queyras et Briançonnais, implanté en moyenne et haute montagne entre 1400 m et 3320 m d’altitude, est doté d’un climat montagnard méditerranéen. Il possède ainsi une riche mosaïque d’habitats naturels (mélèzes, zones humides, lacs d'altitude, prairies de fauche, pelouses) dont des habitats forestiers typiques du Queyras (forêts de pins à crochets, pins cembros).

Il présente aussi des milieux particuliers tels que les glaciers rocheux ou éboulis. Un très bel exemple : le site d’éboulis et rochers de la Casse Déserte au col d’Izoard, paysage lunaire et haut lieu de cyclisme, qui est également un site classé pour sa valeur patrimoniale. Les éboulis recouvrent 29 % du site !

La faune et la flore du site sont très variées et comprennent des espèces protégées (Ancolie alpine,  Isabelle de France) ou menacées d’extinction telles que le dracocéphale d'Autriche, l'azuré du serpolet ou la salamandre de Lanza. Par ailleurs la zone humide du Marais du Bourget, sur la commune de Cervières, est riche en espèces inféodées à ces milieux (batraciens, invertébrés, poissons, bouleau des Carpates).

Les chiffres clés du site

11 communes
26 700 ha 
28 habitats naturels d'intérêt communautaire
44 espèces de faune et flore d’intérêt communautaire

Site du Steppique durancien et queyrassin 

Ce site Natura 2000, s’étalant entre 780 m et 2330 m d’altitude, occupe le fond des vallées de la Haute-Durance et du Guil protégées des influences atlantiques et des perturbations venant d’Italie . Il est ainsi peu soumis aux précipitations et subit de forts écarts de température. Le sol, globalement pauvre et superficiel, profite à une végétation qui s'apparente à celles des steppes d'Europe centrale.

Les conditions climatiques et géologiques du site favorisent la diversité des habitats naturels (prairies de fauche, pelouses sèches, falaises calcaires, forêts de feuillus et de résineux, ripisylves).

Les chiffres clés du site

25 communes
20 000 ha 
31 habitats naturels d'intérêt communautaire
20 espèces de faune et flore d’intérêt communautaire

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On peut en particulier observer des pelouses steppiques, rares à l’échelle européenne, ainsi qu’un éventail de pelouses naturelles ou semi-naturelles se répartissant de l’étage collinéen à l’étage alpin.

La richesse des milieux s’étend également aux prés-salés continentaux et à une thuriferaie. 

La faune et la flore, très variée, présentent des espèces protégées (Pique-prune, Isabelle de France ou Astragales queue de renard dont il s’agit d’une des dernières stations naturelles) ou menacées d’extinction tels le Sonneur à ventre jaune ou le dracocéphale d'Autriche.

 

Mesures de préservation des sites

Une partie de ces milieux naturels est le fruit d’activités humaines anciennes et pérennes telles que le pastoralisme ou la fauche.

La sauvegarde de ces milieux repose sur la persistance de ces activités, en particulier la fauche des prairies.