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Etape 8 : Dole > Les Rousses

Zoom sur le faucon pèlerin

L’étape 8 traverse le site Natura 2000 des Vallées et côtes de la Bienne, du Tacon et du Flumen (FR4301331 et FR4312012). L’encaissement des vallées, l'opposition de versants plus ou moins abrupts, le contraste entre la haute et la basse vallée, la nature des calcaires, la présence d'anciennes vallées glaciaires et des plateaux occasionnent une grande diversité de milieux naturels dans ce site animé par le parc naturel régional du Haut-Jura. Les falaises calcaires du site sont par ailleurs le lieu de résidence et de reproduction du faucon pèlerin.

L’espèce des faucons pèlerins compte une vingtaine de sous-espèces. Son aire de répartition s'étend sur près de 10 000 000 km² à travers le monde, sur tous les continents excepté l’Antarctique ! Elle constitue l’une des plus importantes aires de dispersion au monde. La population des faucons pèlerins d’Europe représente moins d’un quart de la population mondiale estimée.

Le site des Vallées et côtes de la Bienne, du Tacon et du Flumen, d’une superficie de 175,94 km², abrite entre 5 et 8 couples nicheurs d’oiseaux de cette espèce.

Caractéristiques et mode de vie

L’adulte est facilement reconnaissable à son masque sombre qui fait contraste avec sa gorge blanche. Son dos gris-bleu contraste avec les stries noires de son ventre. Attention à ne pas le confondre avec l’épervier d’Europe qui, de loin, paraîtrait être son sosie.
Avec une envergure d’1 m environ c’est le plus grand Faucon de France !

Le faucon pèlerin recherche à partir de mi-février un replat de falaise où abriter sa couvée des fouines et chats sauvages. Prédateur redoutable, il chasse des oiseaux (généralement de la taille d'un merle ou d'un pigeon) qu’il peut repérer à 4 km grâce à ses yeux sur-développés et qu’il attaque par surprise : faisant mine de s’éloigner, il prend de l’altitude puis fond sur eux en piqué, atteignant facilement 300 km/h. Seul le bruit provoqué par le déchirement de l'air peut alors alerter l'oiseau et faire échouer l'attaque !

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Etat de conservation et mesures de préservation

Un déclin catastrophique de cette espèce été observé à partir des années 1950 et 1960, dû au pillage des nids par les collectionneurs d’œufs et les fauconniers, au tir et aux pesticides organochlorés (le DDT notamment) qui entraînaient son empoisonnement ou sa stérilité. En l’espace de deux décennies, les populations des pays industrialisés de l’hémisphère nord ont diminué de 90%. Aujourd'hui, avec l'atténuation de ces causes de déclin et les mesures de protection dont il bénéficie, cet extraordinaire prédateur a multiplié ses effectifs par 10 en une trentaine d'année !

Source  : INPN, La Hulotte n°45, http://www.parc-haut-jura.fr