PARTAGER

Etape 9 : Nantua > Chambéry

L'Avant-pays Savoyard

A mi-parcours l’étape du jour longe les sites Natura 2000 Avant-pays savoyard (FR8212003) et Réseau de zones humides, pelouses, landes et falaises de l’avant-pays savoyard (FR8201770).

Ces sites jouxtent le Parc naturel régional de Chartreuse et sont situés à quelques kilomètres du lac du Bourget et du marais de Chautagne, espaces protégés par la convention de Ramsar de 1991.

Les sites de l’avant-pays savoyard s’établissent à cheval sur deux zones biogéographique : la zone alpine et la zone continentale, ce qui leur confère une riche biodiversité. Elle s’illustre en premier lieu au travers de la diversité des habitats rencontrés : zones humides (étendues d’eau libre, prairies humides, roselières), pelouses sèches, landes à genévrier, forêts de pente et falaises calcaires, etc., soit une quinzaine de milieux remarquables.

Le lac d’Aiguebelette, troisième lac naturel français, est une pièce essentielle de ce paysage.

Ces différents espaces abritent une importante biodiversité, notamment des espèces animales à protéger. Les zones humides de l’avant-pays savoyard hébergent plutôt des espèces de poissons et de chiroptères d’intérêt communautaire, comme la disgracieuse lamproie de Planer, le chabot commun, le grand murin ou le petit rhinolophe. 

Quant à la zone de protection spéciale de l’avant-pays savoyard, elle présente une avifaune diversifiée constituée d’oiseaux des milieux aquatiques (martin-pêcheur), de rapaces diurnes (faucon pèlerin, aigle royal, circaète Jean-le-Blanc) et nocturnes (grand duc d’Europe), et oiseaux forestiers ou de bocages (pic noir, alouette lulu, pie-grièche écorcheur).

Toutes ces espèces méritent une attention particulière au regard de l’intérêt qu’elle représente en tant que composantes, plus ou moins rares, de la biodiversité européenne. En plus des menaces engendrées par les pratiques humaines (activités loisirs, modification des pratiques agricoles), ces espèces sont menacées par la disparition des roselières et la fermeture des zones de marais. 

vignette_67_33
texte_p_67_33

Une zone de protection singulière

Au pied de la "légendaire" Dent du Chat, se nichent 2 petits lacs d’origine glaciaire : les lacs de Chevelu et leurs marais. Cet ensemble de milieux naturels d’environ 200 ha, assemblé en une mosaïque remarquable, abrite un nombre élevé d’espèces rares. Cette richesse a valu à cet espace d’être classé en arrêté de protection de biotope en 1990 et à être intégrer au site Natura 2000 Avant pays savoyard. 

Parmi les espèces remarquables qui y logent se trouvent plusieurs plantes protégées en France : l’orchis des marais, le liparis de Loesel, la gratiole officinale, le rossolis à feuilles longues.

Côté faune, de nombreuses espèces d’oiseaux, de reptiles, d’amphibiens, de papillons et de libellules complètent cette liste qui atteste de la réussite écologique, mais aussi sociale, d’une gestion de long terme.

Les habitants sont attachés à cet écrin de verdure, à ces deux plans d'eau qui, quelle que soit la saison, reflètent magnifiquement le paysage environnant, ses vignobles, ses prairies et ses maisons fortes pluriséculaires ! Au bord du lac sud, seul un camping avec sa petite plage permet une fréquentation touristique estivale, le reste de l'année étant réservé aux promeneurs, pêcheurs et autres amoureux de la nature.