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Observer, évaluer et informer

Disposer de données fiables et partagées est un enjeu majeur pour le développement des connaissances. L’Agence française pour la biodiversité conçoit et met en œuvre, avec ses partenaires et ses services territoriaux, des systèmes d’observation et d’évaluation. Elle veille à la cohérence et à la qualité des informations, dans le cadre des systèmes de données publiques de la biodiversité, de l’eau et du milieu marin.  Elle assure le partage, l’analyse et la mise à disposition de ces données sur le Web. 

La connaissance au service de l’action

La réponse aux grands enjeux écologiques du développement durable – notamment le changement climatique, la perte accélérée de biodiversité, la raréfaction des ressources, la multiplication des risques sanitaires – impose de s’appuyer sur des données fiables, partagées et compréhensibles. 

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Ceci implique la mobilisation des données existantes, la production de nouvelles données, notamment par l’observation, la modélisation et le développement des sciences participatives, leur partage, leur analyse et leur mise à disposition de tous. 

La connaissance obtenue porte sur les espèces, les habitats, leurs usages et les pressions qu’ils exercent, les impacts qui en résultent et sur les réponses (réglementaires, financières, éducatives, etc.) que la société apporte pour éviter, réduire ou compenser ces impacts. 

L’Agence française pour la biodiversité a pour mission de concevoir une stratégie pour l’élaboration de cette connaissance et de coordonner sa mise en œuvre, en y associant l’ensemble des acteurs concernés. 
 

Une démarche partenariale

L'Agence française pour la biodiversité assure, dans un cadre partenarial :
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  • la conception, la coordination et le soutien de systèmes d’observation et d’évaluation de l’état de l’environnement, des pressions et des impacts, notamment pour l’application des directives et règlements européens (directive habitats, directive-cadre sur l’eau (DCE), directive-cadre stratégie pour le milieu marin (DCSMM), règlement espèces exotiques envahissantes) à travers des programmes de surveillance, campagnes, inventaires, cartographies, atlas, etc.

  • le pilotage opérationnel des observatoires nationaux de la biodiversité et des services publics d’eau et d’assainissement, afin de rendre compte au moyen d’indicateurs de la situation de la biodiversité et de ses interactions avec la société ainsi que de l’organisation et de la performance des services. 
Elle assure aussi :
  • la mise en œuvre d’une partie de ces dispositifs d’observation par ses services territoriaux, notamment pour les programmes de surveillance ;
  • la coordination technique des conservatoires botaniques nationaux pour leur mission de connaissance de l'état et de l'évolution de la flore sauvage et des habitats naturels et semi-naturels ;
  • la coordination technique de la collecte des données de biodiversité des parcs nationaux ;
  • l'appui au ministère chargé de l’environnement pour les rapportages à la Commission européenne et aux organismes internationaux.
Pour garantir la cohérence et la qualité des informations produites sur l’ensemble du territoire et dans la durée, l’Agence :
  • pilote l’élaboration d’un corpus méthodologique (protocoles d’observation, méthodes d’évaluation) et d’un langage commun (standards de données, données de référence) et organise leur transfert aux acteurs concernés :
    • SIE, le système d'information sur l'eau
    • Sandre, le service d'administration nationale des données et référentiels sur l'eau
    • NatureFrance, information sur le Système d’Information sur la Nature et les Paysages (SINP) et l'Observatoire National de la Biodiversité (ONB)
    • SIFlore, le système d'information fonge, flore, végétation et habitats de la FCBN
  • instruit l’agrément des laboratoires d’analyses des eaux, des sédiments et du biote,
  • développe des technologies innovantes pour l’observation et la surveillance, notamment dans le milieu marin.
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Elle développe des partenariats, mobilisant l’expertise technique de nombreux organismes :

  • BRGM (eaux souterraines),
  • Ifremer (eaux marines),
  • IGN (information géographique et forestière),
  • Ineris (méthodes de prélèvement et d’analyse),
  • Inra (poissons migrateurs, pollutions diffuses),
  • Irstea (services d’eau et d’assainissement),
  • LNE (métrologie),
  • MNHN (patrimoine naturel),
  • Office international de l’eau (gestion de données),
  • etc. 

Des systèmes de données publiques

Pour assurer le partage, l’analyse et la diffusion d’informations cohérentes et de qualité, l’Agence exerce la coordination technique de plate-formes fédératives de systèmes de données publiques :

La diffusion de l’information

Dans ce cadre, elle assure la diffusion d’informations fiables, tenues à jour, facilement compréhensibles, notamment via les services d’information EauFrance.fr et NatureFrance.fr.

S'inscrivant dans les politiques des données aux niveau européen (convention d'Aarhus, directives sur la réutilisation des données publiques et Inspire) et national (loi République numérique de 2016), l’Agence diffuse les données, gratuitement, dans des standards ouverts aisément réutilisables et exploitables par des applications informatiques. Elle contribue en particulier à des systèmes d’information européens ou mondiaux, tels que WISE pour l’eau, ou le GBIF pour la biodiversité. 

Elle produit également des documents de synthèse fondés sur des données à destination du public et des décideurs, par exemple dans le domaine de l’eau : 

  • des rapports EauFrance, qui exploitent de façon détaillée un lot de données millésimé, pour un public expert
  • des bulletins annuels, « data papers » décrivant un jeu de données millésimé et en présentant une analyse sommaire, pour des ré-utilisateurs des données et un public averti ;
  • des synthèses EauFrance, qui traitent un sujet, faisant appel à un historique de données en en contextualisant l’information (aspects réglementaires notamment) pour un public plutôt novice et en effectuant un retour de l’exploitation des données vers leurs producteurs.