PARTAGER

Une politique de recherche et de développement innovante

L’Agence française pour la biodiversité contribue au développement des connaissances en orientant et soutenant des projets de recherche.

Grâce aux savoirs produits, elle crée des outils comme des guides techniques, des protocoles, des portails documentaires… Ainsi, elle répond aux besoins des différents acteurs de la biodiversité et les accompagne dans leurs choix d’actions. L’Agence mène également ses propres projets de recherches.

Orienter et soutenir les priorités de recherche et développement

La France doit répondre à de nombreux enjeux : comprendre le fonctionnement des milieux aquatiques, terrestres et marins, mesurer la qualité de la biodiversité, anticiper les effets du changement climatique, évaluer les impacts des activités humaines, détecter des polluants à de très faibles doses, comprendre les interactions biodiversité, territoires et société, etc.
 

vignette_67_33
texte_p_67_33

C’est pourquoi, l’Agence française pour la biodiversité oriente les priorités de recherche, soutient des programmes d’études et organise des appels à projets innovants en développant différents partenariats avec, à la fois, des organismes publics de recherche - Irstea, BRGM,  Ineris, Inra, Ifremer, MNHN, ... et aussi avec des universités, des associations professionnelles têtes de réseaux, et des organismes de formation. Par exemple l'appel à projets « Micropolluants dans les eaux urbaines, innovations et changements de pratiques. »

Elle peut également piloter des expertises collectives en collaboration avec des organismes de recherche sur une thématique ayant un enjeu sociétal fort. Par exemple, une expertise récente est celle sur « l’impact cumulé des retenues d’eau » menée avec Irstea.

L’Agence capitalise ensuite les connaissances produites et les valorise via des outils adaptés à la disposition des acteurs tels que les rapports scientifiques, les publications techniques et les portails et centres de ressources coordonnés par l'Agence, les événements... Les acteurs de la biodiversité peuvent échanger entre eux et s'appuyer sur cette masse de connaissances et d'outils pour décider et agir sur leurs territoires.

En savoir plus : 

Mutualiser et transmettre

Quelques exemples de projets de recherche menés par pôle d’actions de R&D :

Aix-en-Provence : pôle Hydroécologie des plans d’eau (AFB/Irstea) 

En Guyane, la retenue de Petit Saut (retenue d’aménagement hydroélectrique sur le fleuve Sinnamary) qui abrite une biodiversité exceptionnelle, est la plus grande retenue artificielle de France. Elle représente, à elle seule, près de 60% de la surface cumulée de toutes les retenues de métropole. Quelles méthodes et stratégie de surveillance écologique mettre en place pour ce gigantesque écosystème soumis aux objectifs de bon potentiel écologique, comme les autres masses d'eau fortement modifiées ? Quelle est l'écologie des espèces qui le peuplent ? Quel est le fonctionnement et bilan carbone de cet important émetteur de gaz à effet de serre ? En 2015, le pôle de recherche d’Aix a entrepris une mission en Guyane à la demande de la Deal de Guyane pour appréhender les nombreuses questions écologiques et sociétales. Une expertise à l’issue de laquelle des pistes de travail ont été proposées.

Orléans : pôle Inside, recherche et innovation en systèmes d'information appliqué au domaine de l'eau (AFB/BRGM) 

Hub’Eau, lauréat de l’appel à projets «Transition numérique et modernisation de l’action publique »

vignette_67_33
texte_p_67_33

Hub’Eau, projet de plateforme Open Data conçu sous l’égide du ministère en charge de l’environnement, doit faciliter la réutilisation des données de l’eau sur le Web pour les utilisateurs qui ne sont pas familiers avec le Système d’information sur l’eau (entreprises, scientifiques, journalistes…). Comment ? En recourant aux technologies innovantes du Big Data. Développé au-dessus des bases de données du système d’information sur l’eau, l’enjeu est d’offrir un accès rapide et unifié aux données dans des formats adaptés à leur réutilisation, indépendamment des formes de diffusion. 

Rennes : Pôle Gestion des écosystèmes aquatiques en territoire agricole (Gest’Aqua/AFB/Inra)
vignette_67_33
texte_p_67_33

Le pôle de Rennes, qui suit les populations de saumon sur les petits fleuves côtiers de Bretagne, de Basse-Normandie et du bassin de l’Adour depuis 30 ans, a standardisé et uniformisé les méthodes d’analyse des séries de données chronologiques. Ces travaux améliorent la précision des estimations d’abondance du saumon et permettent de prendre en compte différentes variables environnementales comme l’effet du débit dans le processus d’observation des saumons. Ces estimations sont cruciales pour étudier les dynamiques des populations de saumon atlantique et proposer des stratégies raisonnables de gestion aussi bien au niveau local qu’international.

Toulouse : pôle écohydraulique (AFB/IMFT)

Afin d’empêcher les poissons de passer par les turbines des centrales hydroélectriques, les prises d’eau peuvent être équipées de grilles et d'exutoires dont le dimensionnement s'appuie sur les travaux du pôle de Toulouse. Pour évaluer in situ l’efficacité biologique de ces dispositifs, le pôle a lancé en 2015 une série d’études. Des salmonidés juvéniles (ou smolts) issus d’un élevage de l’association Migado ont été marqués et suivis sur le gave d’Oloron. Résultat : au moins 83 % des poissons ont franchi la centrale hydroélectrique d’Auterrive par une voie sécurisée, en grande majorité par le dispositif de dévalaison (qui permet de descendre la rivière). Ces résultats encourageants apportent du crédit aux critères de conception proposés par les agents de l'établissement.