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Retour sur le 4ème congrès IMPAC4 (congrès mondial des aires marines protégées)

Espaces protégés
Milieu marin

Le congrès IMPAC4 (4e congrès mondial des aires marines protégées), qui s’est tenu du 4 au 8 septembre à La Serena au Chili, s’est achevé par une rencontre politique de haut niveau le 9 septembre à Viña del Mar près de Valparaiso, présidée par Michèle Bachelet, Présidente de la République du Chili. 

Avec la création cette semaine d’une vaste aire marine protégée (AMP) sur toute la zone économique entourant l’île chilienne de Rapa Nui (île de Pâques), le Chili compte désormais la plus grande proportion de surface maritime au monde protégée par des AMP (44%). Grâce à ses 22 % d’aires marines protégées, la France compte parmi les 5 pays en tête de peloton.

La rencontre politique comptait une importante représentation de la France menée par Serge Ségura, ambassadeur chargé des océans, avec la présence de  l’ambassadrice de France au Chili, Caroline Dumas, la nouvelle ambassadrice chargée de la négociation internationale pour les pôles Arctique et Antarctique, Ségolène Royal et le ministre de l’environnement et de la culture de la Polynésie française, Heremoana Maamaatuaiahutapu.

Quatre représentants de l’Agence française pour la biodiversité ont contribué à cette journée politique : Jérôme Bignon, sénateur de la Somme, Maina Sage, député de la Polynésie française – tous deux administrateurs de l’AFB -  François Gauthiez, directeur de l’appui aux politiques publiques et Christophe Lefebvre, conseiller océan. Côté étranger, le Prince Albert II de Monaco et plusieurs ministres d’Amérique du sud étaient notamment présents. 

Parmi les thèmes prédominants : la question du climat en lien avec les océans et les aires marines protégées, l’association des populations à la création et la gestion d’AMP en réseaux, leur financement, ainsi que la nécessité de protéger la biodiversité dans la haute mer, au-delà des juridictions nationales.  A l’issue de la journée,  les représentants des pays ont lancé un appel à l’action en faveur de la protection des océans, du renforcement du réseau international d’AMP et de l’efficacité de la  gestion. 

Cet appel préconise notamment davantage : 

  • de moyens et de méthode dans la gestion des  aires marines protégées ;
  • de prise de conscience et d’actions avec les acteurs économiques de la mer ;
  • de coopération scientifique et technique en matière d’AMP ;
  • de création d’AMP en haute mer – quasi inexistantes à ce jour -  dans le cadre des conventions internationales. 

    Durant IMPAC4, l’AFB a signé deux partenariats techniques : 

    • avec la NOAA, l’Agence fédérale américaine en charge des océans et l’atmosphère afin de développer les échanges techniques entre gestionnaires, favoriser l’acquisition de connaissance, jumeler des AMP françaises et américaines,  améliorer l’efficacité de la gestion…
    • avec le ministère de l’environnement chilien pour le soutien à l’organisation du haut segment politique d’IMPAC4 et le développement d’un programme de coopération et d’échanges techniques. 

    Les programmes d’actions de ces deux partenariats doivent être précisés d’ici la fin de l’année. 

    Par ailleurs, l’AFB et le forum des gestionnaires d’aires marines protégées ont signé l’appel à l’action en faveur de la coopération technique, scientifique et humaine pour protéger les océans. 

    Cette dernière journée politique reflète en partie les préoccupations et les attentes fortes de la communauté des AMP qui ont échangé tout au long de la semaine lors du congrès technique.  

    Le prochain congrès Impac 4 se déroulera à Vancouver au Canada en 2021. 

    > En savoir plus sur le congrès technique