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Un trafic de civelles en bande organisée face à la justice

Police de l'environnement
Presse

Les 5 et 6 décembre 2018, s’est tenu, au tribunal correctionnel de Nantes le procès de neuf personnes soupçonnées d’avoir participé à un trafic international de civelles, alevins des anguilles.

Après deux jours d’audience, le jugement a été mis en délibéré au 7 février 2019. Ces deux journées de procès dédiées à la civelle, espèces protégées, reflètent l’importance que la société accorde aujourd’hui à la lutte contre l’érosion de la biodiversité comme facteur de son avenir

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Zoom sur le braconnage de civelles et l’AFB

De novembre à mai, les efforts des Unités Spécialisées Migrateurs (USM) et des services départementaux de façade maritime de l’AFB se concentrent sur la civelle (alevin de l’anguille) qui arrive de la zone de reproduction située dans la mer des Sargasses et dont la population s’effondre depuis 30 ans. Les contrôles portent sur le respect de la réglementation de la pêche et la traçabilité de la filière de commercialisation qui est devenue internationale.

Les agents travaillent en interservices avec la Gendarmerie Nationale (OCLAESP notamment), Gendarmerie Maritime, la police, les Douanes, l’ONCFS, les DIRM, les DML et les Ulam avec des effectifs renforcés tant en compétence qu’en nombre.

Pour monter une opération de lutte contre le braconnage de civelles qui se déroule le plus souvent de nuit, les policiers de l’environnement sont attentifs à plusieurs indicateurs : un lieu de blocage de la migration (écluse, vanne, clapet), un coefficient de marée, une nuit bien noire, des basses pressions atmosphériques qui sont les conditions favorables pour une bonne pêche et la présence probable de braconniers.