« 25 000 pneus hors des mers », fin de la saison 2

Milieu marin

8500 pneumatiques ont été extraits du site Natura 2000 « Baie et Cap d’Antibes- îles de Lérins » de Méditerranée à l’issue de la deuxième et dernière campagne d’enlèvement de pneus pilotée par l’Agence française pour la biodiversité (AFB).

Remontée de pneus sur le pont d'un bateau, dans le cadre du projet pilote de restauration du milieu marin "25 000 pneus sous les mers". Crédit : Greg Lecoeur / AFB
Remontée de pneus sur le pont d'un bateau, dans le cadre du projet pilote de restauration du milieu marin "25 000 pneus sous les mers". Crédit : Greg Lecoeur / AFB

L’Océa, le navire en charge des travaux maritimes d’enlèvement des pneus a quitté  la baie d’Antibes le 7 mai dernier où il stationnait depuis début d’avril date de lancement de cette seconde opération  de retrait de pneumatiques immergés. Ces pneus  étaient destinés à l’origine à jouer le rôle de récifs artificiels afin de développer la production halieutique et soutenir la pêche traditionnelle locale. Il s’agit de la dernière campagne d’enlèvement massif nécessitant une phase de travaux maritimes.

BILAN DE CAMPAGNE

Cette seconde campagne a permis :

  • L’enlèvement de 8 600 pneus supplémentaires qui viennent s’ajouter au retrait de 9 308 retirés des fonds marins à l’automne dernier lors d’une première campagne et à ceux retirés lors de  la phase pilote de 2015. Au total, c’est donc plus de 17 900 pneus qui ont pu être pris en charge par les plongeurs sous-marins. Une campagne de repérage en ROV a confirmé que la quasi-totalité des pneus a été retirée : seuls quelques pneus épars ou complètement sédimentés sont encore présents.
  • Le débarquement de ces pneus afin qu’ils soient valorisés en production énergétique dans une filière de Suez - qui détient le marché public - dans une usine d’Istres en Provence Côte d’Azur.

Comme pour la précédente campagne, des sondes sous-marines de suivi environnemental des travaux maritimes sous-marins avaient été mises en place afin de transmettre des informations en direct sur la turbidité de l’eau et déclencher l’éventuel arrêt du chantier en cas de dépassement des seuils de tolérance. Un bilan approfondi doit désormais permettre de statuer la façon dont les pneus résiduels vont être retirés.  

Les pneus extraits du milieu sont réduits en chips pour une valorisation énergétique.


Réhabilitation pionnière en milieu marin

Cette seconde campagne s’inscrit dans le cadre d’un projet pionnier de réhabilitation des écosystèmes marins qui vise à :

  • Interrompre le processus d’altération de l’écosystème et des habitats d’intérêt communautaire ;
  • Consolider l’équilibre de cet écosystème pour le conserver ;
  • Rétablir l’écosystème dans ses fonctions et son état naturel ;
  • Libérer les fonds marins d’une occupation extensive liée au phénomène de dissémination des pneus au gré de la houle et des courants.

 

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Une méthode bien rodée

Pour cette campagne comme la précédente, une équipe de 6 à 8 plongeurs professionnels a été mobilisée pour intervenir sur des fonds marins compris entre 25 et 40 mètres. Chaque plongeur enfilait, telles des perles, les pneumatiques sur un filin et constituait des « colliers » de 10 à 30 pneumatiques. Chaque collier a été levé à l’aide d’une grue afin d’être stocké dans des bennes à bord du navire.

 

L’Agence française pour la biodiversité est accompagnée dans ce projet par :