Guide technique "protection des milieux aquatiques en phase chantier"

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Milieux aquatiques
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Les milieux aquatiques sont particulièrement vulnérables lors des chantiers. Ce guide technique présente les « bonnes pratiques environnementales » liées notamment à l’anticipation des risques et à la gestion des sédiments. Issu de 2 ans de travaux de l’Agence française pour la biodiversité (AFB) et de ses partenaires, il se nourrit de très nombreux retours d’expériences en France et à l’international. La vocation de ce guide étant opérationnelle, sa publication est accompagnée d’une formation.

Des milieux fragiles dans une problématique complexe : démarche de travail

Du défrichement préalable aux premiers terrassements ou à la remise en état du site, la phase de chantier liée à la réalisation d’un projet
présente des risques importants de dégradation voire de destruction des milieux naturels. Parmi ces derniers, les zones humides ou les cours d’eau sont particulièrement susceptibles d’être impactés, notamment par des flux de polluants produits au cours des opérations (sédiments, bétons, hydrocarbures…).

Or, des solutions existent aujourd’hui pour anticiper et réduire ces risques. Depuis deux ans, l’AFB, le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema), le ministère de la Transition écologique et solidaire, les bureaux
d’études Biotope et Grena Consultant ainsi que de très nombreux acteurs des travaux publics ont engagé une réflexion sur « comment éviter et réduire l’impact des chantiers sur les milieux aquatiques et humides ? ». Il en résulte ce premier guide technique qui capitalise les très
nombreux retours d’expériences désormais disponibles en matière « d’anticipation des risques » et de « gestion des sédiments issus de sols décapés » notamment.

Un guide pratique conçu par et pour les acteurs

Résolument opérationnel, ce guide présente les critères de choix des bonnes pratiques environnementales selon une approche multi-barrières et décrit les dispositifs disponibles, leurs champs d’application potentiels, les spécifications techniques et les méthodes de dimensionnement associées. Il précise enfin leurs modalités d’entretien ou points de vigilance spécifiques, leurs avantages et leurs limites.
Adressé à tous les acteurs intervenant sur un chantier (maîtres d’ouvrage, maîtres d’oeuvre, entreprises en travaux publics, syndicats de rivière, services instructeurs de l’État, établissements publics en charge des contrôles, etc.), il aborde successivement 3 grandes thématiques :

  • anticipation des risques des chantiers sur les milieux aquatiques (plan de respect de l’environnement, schéma d’installation environnementale et phasage du chantier, approche multibarrières),
  • lutte contre l’érosion des sols décapés, de gestion des écoulements superficiels et de traitement des sédiments,
  • gestion des hydrocarbures, bétons et autres sources potentielles de pollutions physicochimiques.

Un programme de formation permet de croiser théorie et pratique

Une première session a été organisée en automne 2017 en Corrèze par l’AFB, en partenariat étroit avec l’École d’application aux métiers des travaux publics d’Egletons, et avec la collaboration du Cerema, d’Eiffage, du Centre de documentation, de recherche et d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux (Cedre) et du bureau d’étude Grena Consultant. Les stagiaires ont pu directement conjuguer la théorie à la pratique. Différents dispositifs, en lien avec l’approche multi-barrières, ont été présentés en salle, puis installés par les stagiaires eux-mêmes sur une plateforme technique de chantier. Cette formation, ayant visiblement reçu un haut niveau de satisfaction, est renouvelée en 2018.