Journée d’information sur les odonates organisée par la MISEN et l'Agence

Connaissances
Métiers
Police de l'environnement
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Une nouvelle journée d’information organisée par la Mission Inter-Services de l’Eau et de la Nature (MISEN) a eu lieu le 4 juillet dernier et avait pour thème « Les odonates comme outils de protection de la nature ».

Depuis 2014, la MISEN met en place des journées d’information dans le département des Hautes-Alpes. 

 

Le service départemental de l’Agence française pour la biodiversité (AFB) s’implique fortement dans ce processus qui vise notamment à optimiser les pratiques métiers des acteurs de l’environnement en :
•    enrichissant le niveau de connaissance en matière de biodiversité, 
•    partageant l’information,
•    constituant un réseau d’experts élargi.

Cet événement a rassemblé un public nombreux (25 personnes)  représentant l’ensemble des acteurs concernés par la thématique (services de l’État et établissements publics de la MISEN ; différents acteurs de la préservation du patrimoine naturel du département – ex : chargé(e)s de mission Natura 2000, associations d’environnement).

La formation était animée par Jean-Luc Lambert et Renaud Millard, référents nationaux AFB sur la thématique Odonates

Une formation théorique et pratique

La formation a débuté par une session en salle où les formateurs de l’AFB ont détaillé la biologie et l’écologie des libellules ainsi que l’état de conservation et les outils réglementaires de protection de ces espèces.

L’ensemble des acteurs s’est ensuite rendu sur plusieurs zones humides (Sagnes du plateau Bayard, annexes hydrauliques de la vallée de la Durance). L’occasion d’effectuer de la détermination d’espèces et d’aborder notamment la spécificité et la fragilité des habitats qu’elles fréquentent.

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Une région riche en odonates

La région PACA compte 73 espèces d’odornates (ordre d'insectes à corps allongé, dotés de deux paires d'ailes membraneuses généralement transparentes, et dont les yeux composés et généralement volumineux leur permettent de chasser efficacement leurs proies).

Certaines de ces espèces sont protégées, et représentent 87 % des espèces françaises et 56 % des espèces européennes. Ces espèces « bio-indicatrices »  dépendent fortement des zones humides indispensables au développement de leurs larves aquatiques. 

Or, les zones humides régressent ou se dégradent fortement du fait de l’urbanisation, de la pollution ou du besoin en eau croissant. Protéger les Odonates, c’est donc protéger les zones humides, et réciproquement.

Ces espèces sont donc utilisées par les gestionnaires d’espaces naturels pour étudier et évaluer l’état et l’évolution de milieux comme les ruisseaux, les fleuves, les marais, les mares temporaires ou permanentes, aussi bien en plaine qu’en montagne.