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Connaître, prévenir et contrôler les espèces exotiques envahissantes

Reconnues comme l’une des principales menaces sur la biodiversité, les espèces exotiques envahissantes font l’objet d’une règlementation nationale depuis 2018. L’agence française pour la biodiversité a pour mission de faire connaître, prévenir, surveiller et évaluer les impacts négatifs de ces espèces.

 

Qu’est-ce qu’une espèce exotique envahissante ?

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Les espèces exotiques envahissantes (EEE) désignent certains animaux ou végétaux dont leur introduction par l’Homme, volontaire ou fortuite, sur un territoire représente une menace pour les écosystèmes.

Ces espèces peuvent capter une part trop importante des ressources dont les espèces locales ont besoin pour survivre, modifier les milieux naturels voire être prédatrices des espèces indigènes. Tous les milieux (terrestres, aquatiques et marins) et tous les territoires sont impactés par ces espèces exotiques envahissantes. La menace est particulièrement forte dans les îles d’outre-mer qui concentrent 74 % des EEE. Cette proportion est due notamment à leur isolement géographique et la petite superficie des îles.

En 2018, la règlementation française a défini une première liste 49 espèces exotiques envahissantes. En juillet 2019, la Commission européenne a voté l'ajout de 17 nouvelles espèces envahissantes, portant le nombre d'espèces exotiques envahissantes à 66 dont 30 espèces animales et 36 espèces végétales.

Exemples d’espèces exotiques envahissantes :

  • > le Raton laveur (Procyon lotor),
  • > la Tortue de Floride (Trachemys scripta),
  • > la Balsamine de l’Himalaya.

Le saviez-vous ?

En Europe continentale, les coûts générés par la gestion et la réparation des dommages causés par les invasions biologiques ont été estimés à plus de 12,5 milliards d’euros par an.

Comment lutter contre les espèces exotiques envahissantes ?

Afin de mutualiser les connaissances et d’accompagner les acteurs, un nouveau centre de ressources dédié aux espèces exotiques envahissantes a vu le jour fin 2018.

Véritable boîte à outils, ce dispositif collaboratif propose des informations générales et des chiffres-clés sur le sujet, ainsi que de nombreuses ressources règlementaires, techniques et scientifiques.

L’inventaire national du patrimoine naturel (INPN) propose une application baptisée INPN espèces qui vous permet de signaler depuis votre smartphone une espèce exotique envahissante observée dans la nature.

 
 

Comment s'organise la gestion et la prévention des espèces exotiques envahissantes en France ?

En lien avec ses engagements internationaux et européens, la France a mis en place au niveau national, une règlementation et une stratégie relatives aux espèces exotiques envahissantes.

L’Agence française pour la biodiversité et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) ont pour mission, la réalisation d’actions de gestion sur le terrain, de contrôle (notamment auprès d’établissements détenteurs de spécimens d’EEE), de prévention, de surveillance, d’évaluation, de connaissance et de communication.

Localement, des réseaux d’acteurs sont constitués et mènent des actions de coordination, de veille, de gestion, de formation et de sensibilisation aux EEE.

Exemple d’actions menées par l’Agence française pour la biodiversité, ou par ses établissements rattachés :
  • Au niveau national, concernant les milieux aquatiques continentaux, le groupe de travail national « Invasions biologiques en milieux aquatiques » issu du partenariat entre l'Agence et le comité français de l'UICN met à disposition des gestionnaires et des décideurs des documents techniques, des retours d'expériences de gestion, une base d'information sur les espèces,... ainsi que de nombreuses informations régulièrement mises à jours notamment via sa lettre d'information.
  • Dans le Parc naturel marin d’Iroise : suivi des populations indicatrices de perturbation et d'évolution du milieu (CRAPO)
  • Dans le Parc naturel marin de Mayotte : veille environnementale, notamment l’étoile de mer épineuse, Acanthaster planci, par le réseau participatif TsiÔno afin de signaler des signes avant-coureurs d’un déséquilibre écologique.
  • Dans les parcs nationaux, tel que le Parc national des Calanques : éradications, interdictions d’introduction, pédagogie et éducation à l’environnement.

 

Consultez la plaquette sur les espèces exotiques envahissantes