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Soutenir et conduire des travaux scientifiques & techniques

L'Agence française pour la biodiversité (AFB) contribue au développement des connaissances en conduisant ou soutenant des travaux scientifiques et techniques en partenariat avec des organismes de recherche. Elle produit ainsi une expertise fondée sur les derniers acquis scientifiques, sur la connaissance de ses équipes de terrains et de ses partenaires. En mobilisant la recherche, en soutenant l'innovation, en capitalisant les retours d'expériences et les savoirs, en diffusant des résultats utiles à l'action, l'AFB répond aux besoins des différents acteurs de la biodiversité et les accompagne dans les choix d'actions

 

Orienter et soutenir les priorités de recherche et développement et d'expertises

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La recherche appliquée à la gestion des différents milieux (terrestres, aquatiques et marins) doit répondre à de nombreux enjeux :

  • comprendre le fonctionnement des milieux,
  • évaluer l'état de la biodiversité,
  • évaluer les impacts des activités humaines (pollution, fragmentation et modification des habitats, surexploitation, espèces exotiques envahissantes...),
  • proposer des solutions pour limiter ces impacts et restaurer les milieux,
  • comprendre les interactions biodiversité, territoires et société,
  • anticiper les effets des changements globaux (réchauffement climatique, pollutions diffuses, etc.)
  • etc.

C'est pourquoi l'Agence française pour la biodiversité :

en développant différents partenariats avec, à la fois des organismes publics de recherche (Irstea, BRGM, Ineris, Inra, Ifremer, MNHN, CNRS,...), des universités, des structures territoriales en charge de mission de service public, des associations professionnelles têtes de réseaux, et des organismes de formation.

Elle peut également organiser des expertises collectives, en collaboration avec des organismes de recherche sur des thématiques ayant un enjeu sociétal fort : pour exemples, une expertise récente sur "l'impact cumulé des retenues d'eau" pilotée avec Irstea et sur "l'eutrophisation" pilotée par un consortium Inee-Irstea-Inra-Ifremer. Elle est également co-tutelle de l'UMS Patrinat qui assure des missions d'expertise et de gestion des connaissances.

L'Agence capitalise ensuite les connaissances produites et les valorise via des outils adaptés à la disposition des acteurs, tels que :

Les acteurs de la biodiversité peuvent échanger entre eux et s'appuyer sur cette masse de connaissances et d'outils pour décider et agir sur leurs territoires.

 

Conduire des projets de recherche : quelques exemples d'actions

 

Aix-en-Provence : pôle Écosystèmes Lacustres (ECLA - AFB/ONCFS/Irstea/USMB)

Les écosystèmes lacustres concentrent à la fois une grande biodiversité et de nombreuses activités humaines. Leurs zones littorales sont souvent impactées par l'artificialisation des rives et des niveaux d'eau (marnage), engendrant la dégradation ou la perte d'habitats indispensables aux biocénoses.

Dans ce contexte, le Pôle R&D ECLA s'est associé avec la société ECOCEAN (Projet UROS) pour développer une solution totalement innovante à travers la création de zones littorales artificielles flottantes. Installées sur le lac de Serre-Ponçon (marnage important de l'ordre de 30 m) depuis septembre 2018, ces structures d'environ 75 m² possèdent une zone rivulaire et différents étages subaquatiques qui sont végétalisées par des espèces locales (en collaboration avec le CBNA).

La colonisation et l'utilisation de ces structures par les macroinvertébrés et les poissons seront suivies pendant 3 ans, notamment dans le cadre d'une Thèse CIFRE qui a débutée en 2018.

 

 

Orléans : pôle Inside, recherche et innovation en systèmes d'information appliqué au domaine de l'eau (AFB/BRGM)

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Hub'Eau, projet de plateforme Open Data conçu sous l'égide du ministère en charge de l'environnement, facilite la réutilisation des données de l'eau sur le Web pour les utilisateurs qui ne sont pas familiers avec le Système d'information sur l'eau (entreprises, scientifiques, journaliste,...).

Comment ?

En recourant aux technologies innovantes du Big Data, et en diffusant les données via des API (interfaces de programmation) simplifiées. Développé au-dessus des bases de données du système d'information sur l'eau, il offre un accès rapide et unifié aux données dans des formats adaptés à leur réutilisation, indépendamment des forme de diffusion classique

 

Rennes : pôle AFB-INRA-Agrocampus Ouest-UPPA pour la gestion des migrateurs amphihalins dans leur environnement

Le pôle de Rennes, qui suit les populations de saumon sur les petits fleuves côtiers de Bretagne, de Basse-Normandie et du bassin de l'Adour depuis 30 ans, a standardisé et uniformisé les méthodes d'analyse des séries de données chronologiques.

Ces travaux améliorent la précision des estimations d'abondance du saumon et permettent de prendre en compte différentes variables environnementales comme l'effet du débit dans le processus d'observation des saumons.

Ces estimations sont cruciales pour étudier les dynamiques des populations de saumon atlantique et proposer des stratégies raisonnables de gestion aussi bien au niveau local qu'international.

 

Toulouse : pôle écohydraulique (AFB/IMFT)

Afin d'empêcher les poissons de passer par les turbines des centrales hydroélectriques, les prises d'eau peuvent être équipées de grilles et d'exutoires dont le dimensionnement s'appuie sur les travaux du pôle de Toulouse.

Pour évaluer in situ l'efficacité biologique de ces dispositifs, le pôle a lancé depuis 2015 une série d'études. Des saumons juvéniles (ou smolts) et des anguilles argentées ont été marqués et suivis dans différentes rivières.

Résultat : une grande majorité des poissons ont franchi les centrales hydroélectriques par une voie sécurisée, principalement par le dispositif de dévalaison. Ces résultat encourageant apportent du crédit aux critères de conception proposés par les agents de l'établissement.

 

Un conseil scientifique

L'AFB mobilise son conseil scientifique (CS) en vue de lui faire préciser les apports souhaitables et possibles de l'Agence sur certains sujets stratégiques complexes. Ainsi, le CS a abordé des questions comme l'agro-écologie, les liens économie-biodiversité ou les indicateurs permettant de mesurer l'évolution de l'état de la biodiversité ; il doit également conseiller l'agence en vue de contribuer à consolider et structurer un réseau de suivi pérenne de la biodiversité terrestre (action 70 du Plan Biodiversité).

En savoir plus :